L’ARS Bretagne appelle à la vigilance face à la présence de nombreux foyers de chenilles processionnaires du chêne identifiés sur le territoire breton. La prolifération des chenilles processionnaires du chêne présente un risque sanitaire à ne pas sous-estimer.
Une gestion collective indispensable
La lutte contre la chenille processionnaire du chêne repose sur des actions coordonnées menées par les collectivités et les professionnels spécialisés. Les interventions peuvent notamment inclure la destruction des nids, la suppression des pontes ou la mise en œuvre de traitements biologiques adaptés.
Le traitement insecticide des chenilles doit systématiquement être couplé à une solution d’élimination, comme le brûlage par exemple. Ces interventions doivent être réalisées par des professionnels et en l’absence de toute personne non protégée.
Printemps / été 2026 : une pullulation exceptionnelle
Selon les observations et signalements, la présence de nids de chenilles processionnaires du chêne est, cette année, très supérieure aux années précédentes. Leur présence ces dernières semaines en en Bretagne est comparable à celle de 2007, année de la dernière pullulation dans notre région.
Un fort enjeu sanitaire
La période de risque sanitaire est élevée entre le printemps et le milieu de l’été, lorsque les chenilles processionnaires du chêne sont présentes sur les arbres et dans leur environnement. Autre période à risque : en hiver et au début du printemps pour les chenilles processionnaires du pin. Ces chenilles émettent, par milliers, des soies urticantes microscopiques, notamment en cas d’agression ou de stress.
Les effets sanitaires des chenilles processionnaires du chêne sont nombreux. Les personnes peuvent être en contact direct ou indirect ; les poils (soies urticantes) pouvant être transportés par le vent, s’accrocher aux tissus (peau, muqueuses, vêtements) et provoquer des réactions chez l’être humain et les animaux, avec des réactions plus ou moins virulentes selon la sensibilité.
Contact avec la peau : apparition dans les 8 heures de rougeurs, ou éruptions cutanées pouvant être douloureuses ou entrainer de sévères démangeaisons. La réaction se fait sur les parties découvertes de la peau et entre autres les poignets, les avant-bras, les mains, le visage et le cou.
Contact avec les yeux : développement après 1 à 4 heures d’une conjonctivite (yeux rouges, douloureux et larmoyants). Si les poils migrent vers les structures oculaires, les lésions peuvent être graves voire, dans de rares cas, évoluer vers la cécité.
Contact par inhalation : irritation des voies respiratoires qui se manifeste de façon bénigne par des éternuements, des maux de gorge, des difficultés à déglutir. Les inflammations aiguës peuvent provoquer des difficultés respiratoires.
Afin de limiter les risques d’exposition, il est recommandé de :
En cas d’exposition :
Cet espace est réservé aux membres
du conseil municipal et du centre d’action sociale.